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BD et Mangas

Que vaut l’adaptation graphique de l’intemporel 1984 de George Orwell par Fido Nesti ?

Au milieu d’une année 2020 mouvementée, il est un auteur qui continue d’étrangement résonner avec l’actualité. De qui parlons-nous ? De George Orwell, bien sûr ! Après avoir fait son entrée dans la Pléiade, son roman 1984 a également fait l’objet d’une adaptation graphique par Fido Nesti… Big Brother vous fixe désormais droit dans les yeux…

Tags: classique, dystopie, roman graphique

En un mot, intemporel. 1984, un livre de George Orwell, a beau avoir été publié pour la première fois en 1949, il continue de hanter notre passé, notre présent et peut-être même notre futur… Après tout, connaissez-vous quelqu’un qui ignore qui est le mystique – mais terrifiant, cela va sans dire – Big Brother ? « Il tente de se remémorer en quelle année il a entendu parler de Big Brother pour la première fois. Il lui semble que c’était au cours des années 1960, mais impossible d’en être certain ». Qu’on ait lu 1984 ou non, le regard perçant de Big Brother, nous l’avons tous croisé. Aussi intrigant que malaisant, il continue de fasciner les générations de lecteurs qui se succèdent…

Mais reprenons depuis le début, voulez-vous ? Et commençons par nous interroger sur le pourquoi du comment George Orwell et son roman, 1984, sont subitement revenus sur le devant de la scène ces derniers mois – l’ont-ils jamais vraiment quitté… ? Peut-être que la première idée qui vous viendra à l’esprit est leur intégration dans la prestigieuse collection de la Pléiade de Gallimard au cours de cet automne et vous n’auriez pas tout à fait tort ! Mais est-ce vraiment la seule raison ?

1984 : un roman de George Orwell

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Vous l’aurez compris, soixante-dix ans après sa mort, George Orwell est loin d’avoir dit son dernier mot ! Alors que le confinement poussait certains lecteurs à se replonger dans des romans dystopiques, 1984 connaissait naturellement un nouvel engouement. Mais s’est-il vraiment essoufflé un jour ? Après avoir fait l’objet d’une nouvelle traduction signée Josée Kamoun en 2018 (où le novlangue se transformait en néoparler), le clou du spectacle a eu lieu le 4 novembre dernier, quand les éditions Grasset ont publié le roman graphique de Fido Nesti inspiré du roman de George Orwell. Cependant une question subsiste… adaptation ou trahison ?

1984 de George Orwell : de 1949 à nos jours

Qualifié de livre refuge quand le monde devenait fou, 1984 de George Orwell a immédiatement su trouver ses lecteurs. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’auteur anglais a utilisé des mots qui faisaient échos à l’actualité brûlante d’alors.

Big Brother vous regarde où que vous soyez dans le monde

Imaginez un peu… En 1948, le monde entier faisait face aux traumatismes laissés par la Seconde Guerre mondiale tandis que deux blocs politiques sortaient vainqueurs de cette tragédie humaine en exerçant leur toute puissance. C’est le début de la Guerre froide. Autant inspiré qu’horrifié par l’actualité de son époque, George Orwell imagine alors 1984, un roman dans lequel le monde est régi en trois blocs : l’Oceanie, l’Estasie et l’Eurasie.

Scandalisé par la terreur barbare instaurée par le régime totalitaire russe, Orwell prend sa plume pour interpeller son lecteur « À une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire » mais… nous sommes désolés de vous décevoir… George Orwell n’était pas un prophète. S’il a ancré son roman dans l’année 1984, c’est tout simplement pour créer un jeu de miroir avec l’année 1948, année où il a écrit son roman. Eh oui, tout s’explique !

Coïncidence, cependant, c’est au début des années 80 que le gouvernement anglais a mis en place sa politique de télésurveillance. Aujourd’hui encore, il n’est pas rare de retrouver placardé sur les murs des rues londoniennes le célèbre slogan inventé par Orwell « Big Brother is watching you ». En effet, Londres est l’une des villes les plus télésurveillées du monde… ce qui n’est évidemment pas sans rappeler la police de la pensée d’Orwell qui se cache derrière l’omniprésence des télécrans. Big Brother est partout.

1984 de Georges Orwell et la présidence américaine contemporaine

La coïncidence aurait pu s’arrêter là mais… non ! Le roman d’anticipation de George Orwell a continué d’étrangement résonner avec l’actualité de ces dernières années. Et c’est d’autant plus le cas en Amérique. En 2013, la population détournait le slogan de campagne de Barack Obama en illustrant l’ancien président américain en un Big Brother scandant « yes we scan ». Cette année-là, l’affaire PRISM fait la une de tous les journaux et les internautes se révoltent face à un gouvernement violant leur vie privée en s’octroyant l’accès à leurs données personnelles en ligne.  Si les ventes du roman 1984 de George Orwell s’envolent, ce n’est rien en comparaison à l’année 2017…

1984 de George Orwell par Fido Nesti

Cette année-là, un certain Donald Trump accède à la présidence américaine et la polémique ne tarde pas à éclater. Entre novembre 2016 et décembre 2017, le livre de George Orwell s’est vendu à plus de 47 millions d’exemplaires ! Mais pourquoi ? Tout simplement parce que la politique du Gouvernement de Trump n’est pas sans rappeler celle du terrifiant Ministère de la Vérité imaginé par Orwell… un gouvernement qui fabrique sa propre version de l’Histoire. Trump altère la réalité entre mensonge et vérité et va même jusqu’à déclarer « Souvenez-vous. Ce que vous voyez et ce que vous lisez n’est pas ce qui se passe ». Mh… Cela ne vous rappelle-t-il une célèbre citation de 1984 ? Eh oui, on vous le donne dans le mille « Le Parti vous disait de rejeter le témoignage de vos yeux et de vos oreilles. C’était son commandement ultime, et le plus essentiel ». Carrément terrifiant, ne trouvez-vous pas ?

1984 et George Orwell au temps du coronavirus

À l’ère du confinement et des privations de liberté dus à la crise sanitaire que nous traversons actuellement, 1984 de George Orwell a de nouveau fait parler de lui. Un hashtag, #Covid1984, a même été créé sur Twitter pour dénoncer l’influence des différents gouvernements dans la manipulation des chiffres officiels liés au nombre de malades. En bref, le roman de l’auteur britannique est devenu le symbole de l’opposition aux réponses gouvernementales à la pandémie. Mais ses comparaisons sont-elles vraiment pertinentes ?

Rappelons qu’Orwell n’a pas écrit une prophétie, mais plutôt un genre de pamphlet envers le gouvernement soviétique de l’époque « une satire qui pousse au paroxysme la logique du stalinisme » comme le déclarait Philippe Jaworski, professeur émérite de littérature américaine, au micro de France Info. Eh oui, George Orwell n’était pas un médium, il s’est uniquement appliqué à décrire ce que pourraient devenir nos sociétés si nous laissions les régimes totalitaires prospérer…

Et finalement, quand on y réfléchit, l’auteur ne nous pousse-t-il pas seulement à rejeter ce qui nous paraît inacceptable ? Cependant, malin comme il était, il ne nous a pour autant jamais apporté de réponse concrète. La fin du roman nous laisse… comment dire… pantois ? Eh oui, nous sommes désolés de briser vos espoirs mais George Orwell ne vous donnera pas de solution magique, il se contente seulement de mettre en évidence la fragilité de nos démocraties. C’est d’ailleurs ce qui construira toute la dimension intemporelle du roman… Peu importe l’époque dans laquelle nous vivons, 1984 trouve toujours sa place… À l’image du regard pénétrant de Big Brother, George Orwell veille. Est-ce pour autant rassurant ? Ça, nous vous laissons en décider !

Mais finalement : de quoi parle vraiment le roman de George Orwell ?

Flirtant ostentatoirement avec le livre d’horreur psychologique, 1984 de George Orwell nous plonge dans un univers dystopique aussi glaçant que terrifiant. Après une guerre nucléaire qui aurait eu lieu dans les années 50, un régime totalitaire s’est instauré et la liberté d’expression a cessé d’exister. Toute la population est minutieusement surveillée… jusque dans son sommeil ! L’œil inquisiteur de Big Brother n’est jamais bien loin…

1984 de George Orwell : une société totalitaire poussée à son paroxysme

Cernée par des télécrans, la population est martelée de messages de propagande – souvent contradictoires – qui les formatent à une pensée unique. En Océanie, le gouvernement a rendu informulable toute forme de révolte en annihilant l’esprit critique du peuple. Le lecteur pourra même être amené à se demander si les personnages de George Orwell sont vraiment humains. Après tout, ne dit-on pas que « la dictature s’épanouit sur le terreau de l’ignorance » ? Pour être bref, le peuple s’est ancré dans une routine millimétrée par l’invisible – mais omniprésent – Big Brother. Sans jamais remettre en cause ce que le Parti leur assène jour et nuit, la population marche d’un seul et même pas « les masses ne se révoltent jamais de leur propre mouvement et elles ne se révoltent jamais par le seul fait qu’elles sont opprimées. Aussi longtemps qu’elles n’ont pas d’éléments de comparaison, elles ne se rendent jamais compte qu’elles sont opprimées ».

Et c’est précisément là que repose toute la force de l’univers imaginé par George Orwell. C’est simple, le Parti contrôle tout. Absoluement tout. Mais comment est-ce possible nous direz-vous ? Il est vrai que l’Histoire nous prouve qu’il y a toujours eu des mouvements de résistance pour tenter de renverser les dictatures par le monde, mais… pas dans celle imaginée par George Orwell. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’Histoire est réécrite au jour le jour. Les employés du Ministère de la Vérité la manipulent, appauvrissent la syntaxe et détruisent toutes les preuves qui pourraient prouver une quelconque contradiction dans le discours du Parti « Guerre est paix. Liberté est servitude. Ignorance est puissance ». Le gouvernement a raison, le système est parfait, implacable. Et c’est probablement ce qui fait de 1984, le chef-d’œuvre incontestable de George Orwell.

Winston Smith VS Big Brother

Au milieu de cette mascarade, le lecteur fait la connaissance de Winston Smith, un employé du Ministère de la Vérité. Mais Winston n’est pas tout à fait comme les autres… Il se pose des questions, doute, mélange ses souvenirs « On dit que le temps apaise toute douleur, on dit que tout peut s’oublier, mais les sourires et les pleurs, par-delà les années, tordent encore les fibres de mon cœur ». Qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Mais il sait qu’il ne doit rien laisser paraître, au risque d’être « vaporisé ». Ou autrement dit, ne jamais avoir existé. Pouf ! Effacé de la mémoire collective d’un coup et d’un seul !

Vous l’aurez compris, la révolte de Winston est intérieure. Alors que la pensée humaine est nivelée par le bas, que les mots sont réduits au strict nécessaire, Winston continue de coucher ses pensées pour papier « Il y avait la vérité, il y avait le mensonge, et si l’on s’accrochait à la vérité, même contre le monde entier, on n’était pas fou ». Pour qui ? Ça, il ne saurait vraiment le dire lui-même. Difficile d’avoir une quelconque notion du futur quand la société vous ancre dans un perpétuel présent…

Winston Smith nous entraîne dans les méandres de ses pensées et dans le quotidien du Parti au travers de sa haine grandissante envers Big Brother. Entouré de robots lobotomisés à l’apparence humaine – qui se font dénoncer par leurs propres enfants ! – Winston marche tel un fantôme dans les rues d’une ville qu’il connaît sans la reconnaître. Saisissant, frappant, terrifiant. Voilà les termes qui décriraient le mieux 1984 de George Orwell. Mais cela n’enlève rien à la puissance des mots de l’auteur britannique qui dilue sa thèse dans les moindres détails pour mieux la faire éclater à la figure de son personnage « Ne voyez-vous pas que le véritable but du néoparler est de restreindre les limites de la pensée ? À la fin, nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer ». Effrayant, certes, mais brillant !

1984 vu par Fido Nesti : adaptation ou trahison ?  

Vous l’aurez compris, 1984 de George Orwell est un roman incontournable de la littérature dystopique anglophone. Mais, soixante-dix ans après sa mort, les textes de l’écrivain britannique vont finalement tomber dans le domaine public au premier janvier 2021. Ainsi, vous allez voir fleurir sur les étals de vos librairies plusieurs adaptations inspirées du chef-d’œuvre d’Orwell. Eh oui, après avoir été revisité par Fido Nesti au début du mois de novembre, ce sera au tour de Xavier Coste, en janvier 2021, de nous proposer sa vision de 1984. On ne vous avait pas dit que ce roman était intemporel ?

Quand Fido Nesti donne corps à 1984

On vous voit venir avec votre regard sceptique… Mais ne le soyez pas ! Dans le roman graphique de Fido Nesti, vous retrouverez tous les ingrédients qui ont construit le succès du roman de George Orwell ! Avec une reprise du texte de Josée Kamoun, l’illustrateur brésilien reprend scrupuleusement le cours de la dystopie imaginée par l’auteur britannique. Alors ? Rassurés ?

1984 George Orwell : adaptation graphique Fido Nesti

Mais alors ? Quel est donc l’intérêt de se plonger dans 1984 de Fido Nesti si c’est une reprise exacte du roman de George Orwell ? Ne soyez pas si dubitatifs enfin ! Tout simplement pour ses illustrations. Fido Nesti est un artiste autodidacte brésilien tombé dans la marmite littéraire de George Orwell… en 1984 justement ! Fasciné par la dystopie de l’auteur britannique – qui n’est sans lui rappeler la situation politique au Brésil – il aura réussi le joli tour de force de révéler ce que le texte original ne dit pas. Ou tout du moins, ce qu’il sous-entend…

Winston Smith prend alors vie sous les traits d’un homme décharné, fantomatique, presque sans expression. En bref, un homme résigné « J’ai beau savoir que le passé est falsifié en permanence, je ne pourrai jamais le prouver ». Tout comme le portrait de l’inquiétant Big Brother, notre héros ne sourit pas. Tout est froid, glaçant, stoïque. Et le jeu de couleurs utilisé par Fido Nesti ne fait que renforcer ce sentiment de malaise.

Un sentiment de malaise que l’illustrateur choisit d’exprimer à travers différentes nuances de gris et de rouge. Deux couleurs qui n’auraient pas pu mieux traduire l’absence d’émotions d’un côté et de l’autre, la colère. Finalement, ces deux teintes sont la description même du personnage de Winston Smith. D’un côté, apathique et de l’autre animé par une colère sourde, il passe du gris au rouge, du rouge au gris à chaque passage sous le regard inquisiteur de Big Brother qui « se coule dans son cerveau ». Puis entre dans sa vie, la ténébreuse Julia… Et le rouge colère s’adoucit pour se doter d’une note romantique. Mais vous vous en doutez, dans une dystopie aussi bien huilée, l’amour n’a pas lieu d’être. L’acte sexuel n’est autorisé que pour procréer, assurer l’avenir de l’humanité… du Parti.

Roman graphique Fido Nesti : 1984 George Orwell

Nous entrons alors dans ce qui correspond à la troisième partie du roman de George Orwell et la haine éclate dans un feu d’artifice écarlate. Ah tiens… Cela ne vous rappelle-t-il pas un autre roman dystopique ? La servante écarlate de Margaret Atwood, bien sûr ! Eh oui, vous l’aurez compris, même si Fido Nesti s’en tient aux propos de George Orwell, en donnant vie à son texte à travers ses dessins, il lui apporte une once de modernité. Une petite touche contemporaine qui ne fera que mieux résonner sa bande dessinée avec la réalité de notre monde…

Fido Nesti attise la fascination des lecteurs

Si soixante-dix ans après sa première publication, 1984 de George Orwell continue de susciter fascination et terreur chez les lecteurs, c’est tout simplement parce qu’il exerce une sorte d’écho perpétuel avec notre actualité. Avec la popularité croissante des dystopies au cours de ces dernières années – accentuée par le succès de la série Black Mirror sur Netflix, des romans Hunger Games de Suzanne Collins ou encore de Divergente de Veronica Roth – George Orwell s’est imposé comme un précurseur du genre.

Le regard visionnaire dont a fait preuve George Orwell est probablement l’une des raisons qui font que son livre ne disparaîtra jamais du paysage littéraire. C’est peut-être paradoxal mais on pourrait presque dire que 1984 est un roman qui a gardé toute sa fraîcheur ! Preuve en est avec l’adaptation graphique de Fido Nesti ! Peu importe l’époque dans laquelle il ressurgit, le livre de George Orwell provoque d’étranges échos chez ses lecteurs « pourquoi faut-il endurer ça, puisque la fin est toujours la même ? »…

À l’heure d’un monde ultra connecté, les deux minutes de haine imaginées par George Orwell – minutes où la population d’Océanie est incitée à détester l’ennemi du peuple – se sont rapidement apparentées aux vagues de haine que l’on voit régulièrement déferler sur les réseaux sociaux. Vous voyez ? Où que vous soyez, peu importe l’époque dans laquelle vous vivez, le roman d’anticipation 1984 hantera toujours votre passé, votre présent et peut-être même votre futur… Terrifiant, oui, mais un véritable coup de génie… Big Brother is still watching you !

Les livres à lire si vous avez aimé 1984 de George Orwell

Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

S’il y a bien un livre à lire si vous avez aimé 1984 de George Orwell, c’est bien celui de Ray Bradbury ! Dans Fahrenheit 451, vous êtes accueillis dans un monde où la lecture a été bannie ! Dur à imaginer pour les férus de lecture que vous êtes ? Ce livre pourra vous paraître hérétique pourtant, il est tout simplement fascinant. Dans cette dystopie, lire est un crime. Afin de mieux contrôler la population, le gouvernement totalitaire a ordonné à ses pompiers de brûler tous les livres « tout homme qui croit pouvoir berner le gouvernement et nous est un fou ». Mais loin de s’identifier à l’autodafé nazi, Ray Bradbury nous livre une ode à la liberté, à la vérité et surtout à la littératureFahrenheit 451 de Ray Bradbery

Dans un monde futuriste (l’est-il vraiment tant que ça ?) où la télévision est devenue un membre à part entière de la famille (tiens, tiens, cela ne vous rappelle-t-il notre cher Big Brother ?), lire un livre est formellement interdit. Posséder des œuvres littéraires est un crime. Des hommes sont alors chargés de faire respecter la loi : les pompiers. Leur devoir ? Brûler les livres que certains continuent de cacher illégalement. Montag est l’un d’entre eux. Méticuleux, il a toujours accompli sa besogne sans plus se poser de question. Mais ça, c’était avant qu’il croise la route de Clarisse… Une jeune fille qui lui demande – innocemment ou non, on ne le saura jamais – « Vous arrive-t-il de lire les livres que vous brûlez ? Êtes-vous heureux ? ». Et soudain, le monde de Montag s’écroule. Ou peut-être est-ce une renaissance… ?

Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley

Témoin lucide de son temps (et du nôtre ?), Aldous Huxley signe un roman dystopique à faire froid dans le dos. Bienvenue dans un univers où toute once d’humanité a totalement disparu. Imaginez un monde où les mères n’existent plus et les bébés sont fécondés dans des éprouvettes pour correspondre à une caste bien précise de la société. Mais peu importe qu’ils soient des ouvriers ou des scientifiques, ils sont tous heureux ! N’est-ce pas merveilleux un monde où le malheur n’existe pas ? Mh… en êtes-vous vraiment sûrs ?Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley

Bienvenue au Centre d’Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. C’est ici que les hommes modernes sont artificiellement créés avant de rejoindre une société parfaite. Sur votre droite, vous pouvez admirer la salle de conditionnement où chaque enfant est modelé selon sa condition qui fera son bonheur. Afin de maintenir une stabilité pérenne de cet écosystème, rien n’est laissé au hasard.  Mais le monde a-t-il toujours tourné de manière aussi accomplie ? Serait-il possible qu’avant l’avènement de cet État, les enfants soient nés d’un père et d’une mère ? Ignoble, nous dîtes-vous ? Pourtant… dans une réserve du Nouveau-Mexique, un homme sauvage a échappé au programme. Un choix s’impose alors à lui : intégrer cette société ou persister dans sa démence. Mais… on dit que « les mots peuvent ressembler aux rayons X : si l’on s’en sert convenablement, ils transpercent n’importe quoi ». Y aurait-il alors une alternative à ce monde dénué de sentiments humains ?

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Article par Manon De Miranda

Amoureuse du voyage depuis son année d’expatriation en terres celtiques, Manon continue d’assouvir sa passion à travers les pages des livres qu'elle dévore. Mordue de lecture depuis sa tendre enfance, elle est responsable éditoriale pour le blog de Lireka.