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BD et Mangas

La plus belle couleur du monde : colorez votre monde entre illusions et désillusions

La plus belle couleur du monde est un manga de près de 600 pages, un peu lourd et difficile à manipuler, mais tout en couleurs. Dès qu’on l’ouvre, qu’on s’attarde sur ses pages, impossible de ne pas tomber sous son charme…

Un toucher agréable des pages. Une couverture toute douce. Une image qui happe notre regard et qui nous promet de colorer notre monde. En bref, La couleur du monde est un manga qui va vous subjuguer.

la plus belle couleur du monde

Golo Zhao : l’auteur chinois

Nous avons pu le découvrir au travers de plusieurs récits, qui sont d’ailleurs répartis chez plusieurs éditeurs. Il nous emmène toujours en Chine vivre des histoires touchantes, qui nous impacteront de différentes manières. J’ai pu en découvrir quelques-unes mais pas encore toutes. La couleur du monde est un oneshot qui se lit dans le sens français, et ainsi parfaitement accessible à un large public.

La couleur du monde : tout commence au collège

Nous suivons des collégiens en classe de troisième et majoritairement le jeune Rucheng, auquel il est facile de s’attacher. Il est gentil, volontaire, mais n’a pas forcément de chance, de grands talents, ou beaucoup d’argent. À travers lui, nous allons rencontrer bien d’autres personnages pour colorer le monde, de divers horizons, avec divers talents, soucis, aspirations.

Si vous faites attention, vous verrez également qu’il n’est pas sur la couverture, mais deux de ses camarades. Deux jeunes femmes qui vont faire battre son cœur, même s’il a sa préférence à lui. Nous allons nous interroger sur plein de choses, nous allons les voir grandir, nous allons assister à la réalisation de leurs rêves, mais aussi à leurs illusions et désillusions.

C’est également l’occasion de découvrir ce qu’était vraiment l’école en Chine dans les années 1990.

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Les années 90 : petit saut dans le temps et nostalgie

Nous sommes situés dans les années 1990, cela se voit à divers petits détails… Bienvenue dans un temps où nous écoutions encore la musique dans un walkman « certaines chansons ne se démodent jamais ».

Attention, nostalgie droit devant ! Impossible de ne pas se rappeler cette époque, aux évolutions technologiques qui ont opéré depuis. Si la nostalgie envahira les plus âgés d’entre nous, cela intéressera les plus jeunes qui découvriront la vie quotidienne des adolescents des années 90.

La couleur du monde illustre le poids de la société chinoise

Chaque fois que je lis une histoire qui se passe en Chine, je ressens très fortement le poids de cette société. Un poids que nous avons déjà tous ressenti une fois dans notre vie, mais qui se fait d’autant plus pesant au pays de l’Empire Céleste. Presque étouffant.

Bienvenue dans un monde où être un garçon vaut mieux que d’être une fille « en réalité, quand tu es une fille, tes rêves et tes désirs n’ont aucune espèce d’importance ». Un monde où les professeurs sont exigeants, où les résultats comptent beaucoup, et où tout ce qui se passe en dehors des murs de l’école doit être tu. Pourtant, deux des amis de Rucheng sont victimes de racket et de harcèlement… Mais s’ils essayent d’en parler, on leur dit plus ou moins que c’est leur faute.

Ils auraient pu être aidés par leurs amis mais, eux-mêmes, sont victimes de ce poids du silence. Plein de petits détails, de tons, d’exigences qui nous le montrent. Vous verrez aussi que c’est très intéressant d’apprendre comment certaines choses fonctionnent.

Un manga qui colore le monde

Le titre de cette œuvre est La plus belle couleur du monde, mais qu’est-ce cela représente ? À vous de le découvrir. En tout cas, le monde et les gens sont faits de multiples nuances, et Rucheng ainsi que certains de ses autres camarades, vont au palais de la jeunesse pour apprendre le dessin. Seul don de Rucheng, mais il est à chaque fois plein de doutes sur celui-ci et surtout il a cette peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas trouver sa place, que les autres le surpassent. Il faut dire que Rucheng rencontre des difficultés avec les couleurs quand il dessine.

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Le manga porte bien son nom : le jeu des couleurs est tout simplement sublime. Si jamais vous le feuilletez en librairie, attardez-vous sur les images, il est possible que vous tombiez immédiatement et irrémédiablement sous son charme. Il est doux. Certaines pleines pages nous happent les yeux tandis que le ciel, paré de ses multiples nuances, nous enivre.

Le titre de La couleur du monde se révèle entièrement dans la dernière partie du manga

C’est très plaisant et agréable à suivre. C’est intéressant, et nous tournons les pages avec plaisir. Nous suivons la vie de ces jeunes gens, surtout de Rucheng, ainsi que toutes ces interrogations. Oui, ce n’est pas facile, surtout de se comparer aux autres, d’assurer, de ne pas avoir les mêmes possibilités que ses camarades. Pourtant, il apprendra qu’il suffit d’éviter la haine pour s’ouvrir réellement au monde. Rucheng est un personnage qui se remet perpétuellement en question.

Nous voilà donc partis sur une bonne lecture, un bon moment, pourtant, vous ne vous attendrez certainement pas à la fin imaginée par Golo Zhao. Elle est gérée d’une main de maître. Elle contient énormément de force et de puissance. En bref, elle nous touche en plein cœur. Une fin qui nous dévaste, mais qui nous donne l’envie irrépressible de nous replonger dans cette histoire, encore et encore…

La couleur du monde : qu’est-ce que j’en ai pensé ?

C’est une belle et touchante histoire, tout en couleur, où l’on suit des collégiens en Chine dans les années 1990, juste avant leur entrée au lycée. Il y aura des choix à faire, mais tout le monde n’est pas à égalité. Pourtant, chacun fera de son mieux. Nous suivons Rucheng majoritairement, mais aussi d’autres gens à travers les interactions qu’ils ont avec lui. Ils sont en pleine adolescence, une période compliquée.

« Depuis ce jour j’ai l’impression de pouvoir voir davantage de couleurs. Mon tout petit monde s’est enrichi d’une palette infinie de couleurs ! »

C’est très agréable d’avoir de la couleur tout le long, et certaines planches ont tendance à nous ensorceler.  La couleur du monde nous rappelle que la vie est belle et cruelle à la fois. D’ailleurs, la dernière partie révèle toute la force et la puissance de l’histoire, impossible d’y être insensible. Un manga que je vous conseille de glisser entre toutes les mains. Je suis prête à parier que ce manga saura toucher une multitude de cœurs.

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Article par Ly

Ly parle de ses voyages virtuels divers et variés sur son blog Les Voyages de Ly. Elle aime varier les genres, les plaisirs, et les formats. Tout le monde est le bienvenu pour venir partager. Chacun devrait y trouver quelque chose.