Henri Vernes : le papa de Bob Morane nous a quittés

Henri Vernes nous a quittés ce dimanche 25 juillet. Pour beaucoup, il était l’aventurier de tous les temps, un explorateur aux mille visages. Mais s’il a tiré sa révérence, ce n’est pas le cas de Bob Morane, son personnage iconique né dans les années 60…

henri vernes

© Jonas Hamers/belgaimage

Toutes les bonnes histoires ont une fin… L’auteur belge, Henri Vernes, de son vrai nom Charles-Henri Dewisme, est décédé le 25 juillet dernier à l’âge de 102 ans. Mais rassurez-vous, son nom flottera longtemps encore dans la sphère littéraire. Impossible d’oublier son incontournable aventurier, Bob Morane. Véritable icône des années 60, les livres autour de son héros se sont écoulés à plus de 40 millions d’exemplaires à travers le monde.

Infatigable, celui qui déclarait « si on arrête, on est mort », s’en est allé malgré lui. En effet, Henri Vernes avait peut-être troqué son image de baroudeur pour celle de chineur, il n’en restait pas moins un homme actif qui suscitait l’attention sur son passage comme le soulignent les éditions du Lombard « Il y a peu, à un âge que l’on dit vénérable, il n’était pas rare de croiser encore sa longue silhouette sur la place du Jeu de la Balle, le marché aux puces de Bruxelles » dans un article hommage.

Henri Vernes : un aventurier dans la vie comme dans l’écriture

Né au lendemain de la Première Guerre mondiale, le petit Henri Vernes adorait s’inventer des histoires extraordinaires. Déjà à l’époque, son imaginaire était peuplé de créatures fantastiques et de sociétés secrètes. Une imagination fertile qui se reflétera sur son œuvre souvent teintée de science-fiction.

Un esprit vagabond, une fougue insatiable, une once de désordre, voilà ce qui animait Henri Vernes. Mauvais élève, il n’hésitera pas longtemps avant de tout abandonner pour rejoindre la Chine en 1937. Un voyage qui lui ouvrira de nouveaux horizons et qui nourrira les futures aventures de Bob Morane. Eh oui, ce n’est pas un hasard si l’Ombre jaune, ennemi juré de notre aventurier intrépide, était asiatique… Une culture dont il s’imprégnera pour mieux la retranscrire à ses lecteurs.

À son retour en Europe, il devient agent des services de renseignement pour la Belgique puis pour les services secrets britanniques lors de la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, il exerce comme journaliste et