Là où chantent les écrevisses de Delia Owens : un hymne à la nature aussi inattendu qu’envoûtant

Elle est indomptable… Pourtant, la pureté de la fille des marais est semblable à la nature qui l’entoure. Qui sont les monstres ? Les hommes ou les bêtes sauvages ? Delia Owens vous apporte un début de réponse dans son livre mystérieusement intitulé Là où chantent les écrevisses

Il y a des livres que personne n’attend mais qui, pourtant, bouleverse toute la scène littéraire sans que l’on sache vraiment pourquoi. C’est le cas de Là où chantent les écrevisses de Delia Owens. Un best-seller inattendu, mais foudroyant. En bref, l’un des meilleurs livres de l’année 2020.

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Mais… pourquoi en parler maintenant ? Eh tout simplement, parce qu’il continue de hanter la mémoire des lecteurs, y laissant une trace vivace, indélébile. Et avec sa sortie au format poche en mai dernier, notre petit doigt nous dit que l’histoire de Kya – alias la fille des marais – n’a pas encore fini de libérer tout son potentiel.

Véritable phénomène littéraire, Là où chantent les écrevisses de Delia Owens touche une corde sensible insoupçonnée. À la fin de ce roman, vous ne serez peut-être toujours pas où acheter des écrevisses pour votre prochain repas de famille, mais une chose est sûre… Vous ne regarderez plus le monde de la même façon.

Là où chantent les écrevisses : une ode à la nature

Rien qu’à son nom, le marais évoque des images péjoratives dans l’imaginaire du lecteur. Pourtant, pour Kya, c’est l’école de la vie. Une sorte de no man’s land qui sent « à la fois la vie et la mort, un mélange organique de promesses et de décomposition ». Née sous une étoile flétrie, Kya va pourtant illuminer tout le roman par son innocence candide, mais perspicace.

Une petite sauvageonne orpheline au regard de braise qui, pour survivre, fera de la nature sa plus grande force « Elle en savait plus que tout le monde sur les marées, les oies des neiges, les aigles et les étoiles, et elle ne savait pas compter jusqu’à trente ».

Vous l’aurez sûrement compris, Là où chantent les écrevisses (Where the crawdads sing en anglais) prend racine dans le cadre somptueux d’une nature luxuriante. Tantôt hostile. Tantôt salvatrice. Refuge impénétrable de toutes les misères humaines, Kya y trébuche souvent pour mieux se relever ensuite. Milieu privilégié des opprimés, le marais se fait une forteresse insondable pour tous ceux dont la solitude est la seule compagne.

Et qui de mieux placer que Delia Owens pour donner vie à l’opulence de cette nature plantureuse ? En effet, avant d’être autrice, Delia Owens est avant tout une biologist