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Harry Potter : des livres au phénomène mondial

Ce 31 juillet, Harry Potter fêtera ses 41 ans tandis que JK Rowling célébrera ses 56 ans… eh oui, déjà ! Que le temps passe vite… Pourtant, dans la tête des lecteurs, Harry restera toujours ce petit garçon naïf aux lunettes rondes. Mais… pourquoi ?

Harry Potter « continua de dormir sans savoir qu’il était déjà un être exceptionnel, sans savoir non plus qu’il était déjà célèbre… ». Voilà comment tout a commencé. Nous sommes alors en 1997 et JK Rowling n’imaginait pas un seul instant que cette phrase préfigurant le destin de son jeune héros allait également changer le sien… Pourquoi et comment l’autrice britannique a-t-elle réussi à révolutionner le monde de la littérature jeunesse ?

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La saga Harry Potter : naissance d’une légende littéraire

On pourrait presque comparer la genèse des livres Harry Potter à un conte de fées. Si JK Rowling n’a rien d’une princesse, on pourrait presque l’assimiler à une sorcière. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce qu’elle a réussi à transformer un rêve de petite fille en réalité en ensorcelant les lecteurs du monde entier…

Harry Potter : des livres autobiographiques ?

L’incroyable histoire du jeune sorcier orphelin commence alors que JK Rowling n’est âgée que de 25 ans seulement. Nous sommes alors au début des années 90 et, tandis qu’elle est assise dans un train reliant Manchester à Londres, son imagination se met à vagabonder au même rythme que les paysages qui défilent sous sa fenêtre. Et soudain, c’est la révélation… En mêlant des éléments de sa vie personnelle au livre qu’elle a toujours rêvé de lire, JK Rowling donne naissance au monde des sorciers tel que nous le connaissons tous aujourd’hui.

Pourtant, tout n’est encore qu’à l’état embryonnaire. Il s’écoulera deux ans encore avant qu’elle ne commence réellement la rédaction du premier opus de la saga Harry Potter. En effet, c’est à la suite de la mort de sa mère et de son déménagement au Portugal qu’elle commence réellement d’écrire. Il lui faudra six ans, un mariage raté et une dépression pour enfin arriver à coucher sur papier la trame de ce qui deviendra la saga Harry Potter.

Des moments marquants de sa vie dont on retrouvera des réminiscences tout au long des sept tomes. Eh oui, ce n’est pas un hasard si le créateur de la maison Serpentard s’appelle Salazar… Bingo ! Il a directement été inspiré de ses années passées au Portugal, où quelques années auparavant, le dictateur António de Oliveira Salazar faisait régner la terreur sous la devise « Dieu, Patrie et famille ». Mais le tristement célèbre dictateur n’est pas le seul à trouver son origine dans les méandres de la vie tourmentée de JK Rowling

Vous souvenez-vous des terribles détracteurs qui surprenaient Harry et ses amis dans Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban ? Eh bien, peut-être, n’auraient-ils jamais existé si JK Rowling n’était pas tombée en dépression en rentrant en Angleterre. En effet, c’est en se nourrissant de son sentiment de désespoir latent qu’elle imagine ces êtres sans visage qui aspirent toute once de bonheur sur leurs passages…

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Attaque de détraqueurs issue du film Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban

Mais peut-on vraiment parler de livres autobiographiques ? Il semble évident que non. Aussi fort avez-vous souhaité recevoir une lettre de Poudlard le jour de vos onze ans, la partie rationnelle qui sommeille en vous savait pertinemment que c’était impossible. Eh oui, la magie, ça n’existe pas ! Disons plutôt que JK Rowling s’est nourri de ce qui l’entourait pour donner corps à son œuvre. Après tout, ne dit-on pas que les auteurs laissent toujours une part d’eux-mêmes dans leurs livres ?

Du manuscrit au livre de JK Rowling

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Nous voici désormais en 1996. JK Rowling vient de mettre un point final à son manuscrit et la genèse des six prochains tomes est déjà inscrite dans sa tête. Le temps est venu d’envoyer Harry Potter à l’école des sorciers à des éditeurs. Et… qui aurait cru que le jeune sorcier avait failli ne jamais voir le jour ? Avant d’être enfin accepté par la maison d’édition Bloomsbury, le livre de JK Rowling a essuyé une dizaine de refus. Incroyable, mais vrai !

En effet, les éditeurs trouvaient Harry Potter à l’école des sorciers beaucoup trop long pour être digéré par de jeunes enfants. Était-ce sous-estimé les sorciers qui sommeillaient dans le cœur des enfants du monde entier ? Certainement. Notre petit doigt nous dit qu’ils ont dû s’en mordre les doigts…

Après avoir signé avec Bloomsbury, Joanne devient JK Rowling parce que, selon l’éditeur, les jeunes garçons ne voudraient jamais lire un livre écrit par une femme… Un brin sexiste, avez-vous dit ? Peut-être… Mais voilà qui marquait enfin le début des aventures de Harry Potter. Néanmoins, les éditeurs restaient frileux. C’est ainsi qu’ils prirent la décision d’imprimer un nombre limité du livre. En effet, Harry Potter à l’école des sorciers est tiré à 1000 exemplaires dont la moitié fut destinée à… des bibliothèques. Un fait assez amusant quand on sait que, depuis, les livres de la saga Harry Potter se sont écoulés à plus de 500 millions d’exemplaires

Un an plus tard, en 1998, JK Rowling et son livre débarquaient en France. C’est la première fois que Harry Potter était traduit dans une autre langue que l’anglais. On peut dire que Christine Baker, alors directrice éditoriale chez Gallimard, a eu du flair ! Et même si son titre fut légèrement modifié passant de Harry Potter et la pierre philosophale à Harry Potter à l’école des sorciers, le succès fut le même : immédiat et inimaginable, il faut le dire ! Mais loin de s’arrêter là, la Pottermania se répandit comme une étincelle sur une traînée de poudre. Aujourd’hui, les livres Harry Potter ont été traduits dans pas moins de 80 langues – et ce, même en latin ou en breton !

Vous l’aurez compris, à chaque nouveau livre Harry Potter, la folie s’emparait des lecteurs. Le phénomène éditorial était né. Et s’il a rapidement conquis le jeune public, les adultes n’ont pas tardé à tomber dans les mailles du filet du célèbre sorcier à la cicatrice en éclair…

Harry Potter : des livres réservés aux enfants ?

Longtemps considérés comme de la « paralittérature », les livres pour enfants ont trouvé un nouveau souffle avec la saga Harry Potter. En effet, bien plus qu’envoûter les enfants du monde entier, JK Rowling a réussi à ensorceler leurs parents… Et hop ! En un coup de baguette magique, l’autrice britannique a renversé tous les codes et bouleversé tous les codes de la littérature jeunesse.

Les livres jeunesse qui ont inspiré JK Rowling

Avez-vous déjà ressenti une sensation de déjà vu en lisant les livres Harry Potter ? Cette étrange intuition qui vous donne l’impression d’avoir déjà emprunté ce chemin ? On vous rassure, rien de plus normal. En utilisant quelques réminiscences des univers fantastiques qui ont bercé votre enfance, JK Rowling appuie sur une corde sensible : celle de la nostalgie. Et c’est peut-être précisément pourquoi son petit héros séduit autant les enfants que les adultes…

Narnia le neveu du magicien : roman jeunesse de C.S Lewis

En effet, si vous avez été attentifs, vous avez sûrement noté les nombreuses références à C.S Lewis, Charles Dickens, Lewis Carroll ou encore J.R Tolkien. Par exemple, prenez le passage de la voie 9 ¾… Ne vous rappelle-t-il pas une certaine armoire magique qui reliait le monde réel au monde merveilleux de Narnia. Si, dans les livres de JK Rowling, il est question d’un mur de briques rouges et non d’une armoire, on retrouve le même rituel que celui imaginé par C.S Lewis. Harry et ses amis quittent le monde des Moldus pour se rendre dans celui des sorciers. Et finalement, peu importe la forme qu’on lui donne, le lecteur assiste à une sorte de rite de passage qui symbolise la transition de l’enfance à l’âge adulte

lewis carroll alice au pays de merveilles - Benjamin Lacombe

Un passage de l’enfance à l’adolescence qui ne sera pas sans vous rappeler celui de la Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Alice tombe dans un terrier. Harry traverse un mur. Et, dans les deux cas, chacun va se retrouver confronter à un monde magique auquel il n’est pas familier. Mais là ne s’arrête pas la ressemblance… Tout au long de ses romans, JK Rowling renvoie indéniablement aux motifs de Lewis Carroll. Vous souvenez-vous du miroir du Rised (ou « Erised » en anglais) ? Ce miroir qui ne te « montre pas ton visage mais de ton cœur le désir » rappelle les notions de réversibilité et du fantasme si souvent utilisées au cœur de l’œuvre de Lewis Carroll. Mais après tout… quoi de plus normal pour un homme qui refusait de grandir ?

Couverture Le seigneur des anneaux aujourd'hui

Et puis… comment parler de Harry Potter sans évoquer le célèbre roman fantastique du Seigneur des anneaux ? Si de nombreuses similitudes lient intrinsèquement les deux univers, vous n’avez pas pu échapper à l’étrange ressemblance physique qui existe entre Dumbledore et Gandalf ? Ou encore entre Dobby et Gollum ? Mais plus qu’une ressemblance physique avec les personnages de Tolkien, JK Rowling s’est également inspirée de la cape elfique de Frodon pour doter Harry de sa légendaire cape d’invisibilité – une relique magique citée pas moins de 413 fois dans toute la collection des livres Harry Potter !

Harry Potter : des livres qu’on se transmet… d’enfants à parents

Vous l’aurez compris, bien plus que des livres pour ados, la saga Harry Potter est rapidement devenue un phénomène familial. Fascinés par ce livre qui avait fait renaître l’amour de la lecture chez leurs enfants, les parents ont commencé de s’y plonger… pour ne plus jamais le lâcher ! Serait-ce de la sorcellerie ? Peut-être…

… ou peut-être pas ! Ce qui est sûr, c’est que JK Rowling a révolutionné le monde de la littérature britannique en prenant le parti de faire grandir son héros en même temps que ses lecteurs. Son coup de génie ? Tenir en haleine les futurs adolescents en leur proposant de suivre un héros qui leur ressemble. Mais, en plus de signer un roman d’apprentissage, JK Rowling s’amuser à disséminer, ici et là, de véritables sujets de société au travers de son histoire de sorciers. Des problématiques contemporaines qui, en plus de faire réfléchir les enfants, ont indéniablement résonné dans l’esprit des adultes. Et puis, qu’on se le dise, tout le monde a besoin d’un peu de magie dans sa vie…

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En effet, si Harry Potter à l’école des sorciers est un livre où l’on distingue facilement les codes traditionnels du conte, où le bien et le mal sont deux entités distinctes qui s’affrontent, ce n’est plus du tout le cas dans le dernier Harry Potter. Vous l’aurez compris, cette vision manichéenne du monde s’étiole au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture des opus. Et personne d’autre ne l’illustrera mieux que Sirius Black quand, dans Harry Potter et l’ordre du Phénix, il rappelle à Harry et ses amis que « le monde n’est pas divisé en bonnes et mauvaises personnes. Nous avons tous la lumière et l’obscurité à l’intérieur de nous. Ce qui compte, c’est le rôle que nous choisissons de jouer. Ce qui compte, c’est celle que l’on choisit de montrer dans nos actes, ça c’est ce que l’on est vraiment ».

Et c’est ainsi que parents et enfants se sont pris au jeu… Tandis que les enfants lisaient la journée, les parents prenaient le relais la nuit. C’était le temps d’une course folle à la lecture qui, depuis, n’a encore jamais été égalée. Malgré les sagas littéraires à succès comme Twilight de Stephenie Meyer ou encore les Hunger Games de Suzanne Collins, les livres Harry Potter semblent indétrônables.

Harry Potter : des livres qui appellent à la tolérance

Bien que la saga Harry Potter soit désormais âgée de plus de vingt ans, elles continuent de fasciner. Et ça tombe bien ! Parce que, selon une étude menée par des chercheurs italiens et publiée dans le Journal Applied Social Psychology, lire Harry Potter rendrait plus tolérant. Vous n’êtes pas convaincus ? Alors laissez-nous vous expliquer…

Dès son arrivée à l’école de magie Poudlard, Harry est confronté à des conflits entre les élèves. Mais derrière ces chamailleries enfantines se cachent, en réalité, des animosités beaucoup plus profondes. Au sein de la hiérachie des sorciers, on distingue différentes « races » : les sangs purs (les enfants nés de deux parents sorciers), les sang-mêlé (les enfants qui ont ayant au moins un ascendant sorcier et un parent né moldu) et les sangs de bourbe (les enfants nés de parents moldus). Mais pour Harry, héros vierge de tout préjugé, l’amitié ne se mesure pas aux origines de chacun. Et c’est ainsi qu’il devient ami avec Hermione Granger tandis que Drago Malefoy ne cessera de la tourmenter en l’insultant de Sang de bourbe. Légère stigmatisation, avez-vous dit ?

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Harry (Daniel Radcliffe), Hermione (Emma Watson) et Ron (Rupert Grint) dans le film Harry Potter à l’école des sorciers

En prenant pour inspiration la politique raciale et eugéniste de Hitler, les livres de JK Rowling font office de devoir de mémoire et de tolérance. Un devoir de mémoire envers les victimes du génocide de la Seconde Guerre mondiale, mais également un devoir de tolérance envers les groupes minoritaires persécutés. Tandis que Voldemort affiche sa volonté de « purifier la race » des sorciers, Harry se bat contre le sectarisme et l’intolérance. Et selon l’étude menée par le Journal Applied Social Psychology, les lecteurs de Harry Potter développeraient une meilleure attitude à l’égard de groupes minoritaires tels que les immigrants, les réfugiés ou encore les homosexuels.

Et, selon une autre étude rapportée par le New-York Times, « lire des livres qui explorent en profondeur des sentiments de leurs personnages vous oblige à plonger littéralement dans la vie des autres, à vous mettre à leur place ». Et ainsi opérait la magie de JK Rowling et d’Harry Potter… D’apprentis sorciers frivoles à grands mages empathiques, les livres Harry Potter touchent toutes les générations. On est bien loin du manuscrit que personne ne voulait publier, n’est-ce pas ?

Les films Harry Potter en quelques chiffres croustillants

160 paires de lunettes cassées

Daniel Radcliffe n’était pas le jeune homme le plus délicat qui soit. En effet, maladroit, l’adolescent cassait souvent les accessoires. En plus des 160 paires de lunettes brisées – Oculus Reparo, il cassa au moins 80 baguettes… c’est Monsieur Ollivander qui serait content !

Hedwige était un mâle

Bien que dans les livres, la chouette de Harry soit dotée d’un nom féminin, dans les films, Hedwige par trois chouettes différentes dont l’une était un mâle ! Et pour la petite anecdote, elles répondaient aux doux noms de Guizmo, Wton et Sprout.

5800 fois : le nombre de fois où la cicatrice

Symbolique des livres de JK Rowling, la cicatrice qui trône sur le front de Harry Potter (interprété par Daniel Radcliffe) a été dessinée pas moins de 5800 fois par l’équipe de maquillage lors des tournages des différents films.

140 : c’est le nombre de fois où le sort préféré du héros a été lancé

Si « Expelliarmus » est la formule magique fétiche des réalisateurs des films Harry Potter, sachez que ce sort n’est cité que 27 fois dans les livres. En effet, c’est la formule « Expecto Patronum » qui a été le plus de fois utilisée par JK Rowling : 140 fois !

7 Horcruxes pour résoudre le mystère Harry Potter

Cités pas moins de 227 fois dans les tomes 6 et 7, les Horcruxes sont des objets maléfiques et sombres dans lequel un sorcier dissimule une partie de son âme. Se séparer de son âme permet à n’importe quel sorcier de devenir immortel une fois son corps disparu… Maître de la magie noire, Voldemort n’hésitera pas à utiliser cette forme de magie obscure avant de comprendre sa terrible erreur… Si la résolution du mystère des Horcruxes termine la saga Harry Potter, nous vous laisserons sur la citation de Stephen King qui, finalement, résume bien mieux que nous, tout l’intérêt de lire (ou relire), les livres Harry Potter : « JK Rowling a créé sept Horcruxes. Elle a déposé une partie de son âme dans chaque livre et, maintenant, ses livres vivront pour toujours ».

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Article par Manon De Miranda

Amoureuse du voyage depuis son année d’expatriation en terres celtiques, Manon continue d’assouvir sa passion à travers les pages des livres qu'elle dévore. Mordue de lecture depuis sa tendre enfance, elle est responsable éditoriale pour le blog de Lireka.

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