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Littérature et Essais

Histoires littéraires insolites sur nos écrivains français et étrangers célèbres

À travers des histoires insolites, nous vous dévoilons des récits de la vie d’auteurs célèbres qui ont écrit des chefs-d’œuvre et marqué l’histoire de la littérature française et étrangère de leur nom. Faits étonnants, anecdotes méconnues et petites curiosités sont au rendez-vous ! Nous espérons vous donner envie de (re)découvrir ces grands noms de la littérature et de la philosophie.

À quelques grammes de beurre et de farine près, la madeleine de Proust aurait pu être une biscotte 🍞

Du côté de chez Swann, ProustImaginez Marcel Proust, dans son chef-d’œuvre À la recherche du temps perdu, croquer non plus dans une madeleine, mais dans une biscotte. Il s’en est fallu d’une miette pour que la célèbre petite madeleine de Proust, un déclic ravivant sa mémoire et ses souvenirs d’enfance, soit du « pain grillé » ou « une biscotte ».

Dans la première version de La Recherche, rédigée en 1907, c’est le souvenir du goût du pain grillé recouvert de miel qui émeut l’écrivain avant que celui-ci soit remplacé par une biscotte dans une deuxième version. La petite madeleine apparaîtra finalement dans Du côté de chez Swann.

Aujourd’hui, on emploie cette expression pour désigner un souvenir qui revient soudain à la mémoire.

Honoré de Balzac, un gastronome, gourmand et gourmet

Né le 20 mai 1799, Honoré de Balzac est un écrivain, critique littéraire et journaliste français. Pour l’auteur, l’amour des belles lettres et de la gastronomie allaient de pair. Une frugalité exagérée accompagne ses périodes de travail pour laisser place à une voracité démesurée lorsqu’avec le mot « fin » vient la libération tant attendue.

Cette passion pour la gourmandise, il la retranscrit dans ses nouvelles ou ses romans comme dans La peau de chagrin où la vie est symbole d’appétit, dans La Comédie humaine où il cite plus d’une quarantaine de restaurants ou encore dans La Rabouilleuse où l’on réussit une omelette « délicate » en se servant d’un cagnard en porcelaine.

Agatha Christie : Le mystère de sa disparition jamais résolu

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Le 4 décembre 1926, Agatha Christie, célèbre romancière et reine du crime, disparaît. Rapidement, les médias s’emballent et les théories fusent : kidnapping, accident, enlèvement orchestré par son mari, meurtre… Ce sont plus de 1 000 policiers et 15 000 volontaires qui partent à sa recherche. Elle réapparaît onze jours plus tard, inscrite sous un faux nom dans un hôtel et évoque une amnésie soudaine.

Aujourd’hui encore, le mystère autour de cette escapade reste entier. Son histoire a d’ailleurs inspiré, entre autres, Alfred Hitchcock (pour le film The Lady Vanishes) et Gillian Flynn (pour son best-seller Les Apparences).

Boris Vian, une vie de jazz 🎺

Écrivain, compositeur et trompettiste, Boris Vian a vécu toute sa vie au rythme de la musique. Ses parents lui ont d’ailleurs choisi un prénom provenant d’un célèbre opéra : Boris Godounov de Moussorgski, inspiré d’une pièce de Pouchkine. Bref, son destin était tout tracé.

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Rapidement, il écrit des spectacles de cabarets, des pièces de théâtre et opéras, de multiples revues de jazz dont la mythique « Jazz Hot »… Il est également le producteur de nombreux tubes incontournables, comme la bande originale de Miles Davis pour le film Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle. Quand on fait le calcul, on se rend compte qu’on lui doit pas moins de 800 chansons. En 1939, il déclarait à Duke Ellington « Sans le jazz, la vie serait une erreur ! » et on comprend mieux pourquoi !

D’Artagnan et les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas ont-ils existé ?

Si Alexandre Dumas a romancé l’histoire des Mousquetaires, une légende voudrait que les aventures de ses héros soient inspirées de faits réels.

Aramis, Porthos et Arthos seraient donc respectivement Henri Aramitz, Isaac de Porthau et Armand de Sillègue d’Athos d’Autevielle, des mousquetaires au service de Louis XIII. En revanche, leurs traits de caractère et les intrigues qui sévissent au sein de la Cour restent purement imaginaires.

D’Artagnan, de son vrai nom Charles de Batz de Castelmore a lui, sans conteste, réellement existé comme capitaine lieutenant de la compagnie des Mousquetaires.

L’histoire croisée d’Aldous Huxley et George Orwell

En 1917, sur les bancs d’un prestigieux pensionnat d’Angleterre, deux hommes à la plume visionnaire se croisent pour la première fois.

Devant le pupitre, le professeur de français Monsieur Huxley transmet sa passion pour la littérature au jeune rebelle Eric Blair. Celui-ci publiera en 1949 l’un des premiers romans d’anticipation, 1984, dix-sept ans après la parution du chef-d’œuvre de son maître, Le Meilleur des Mondes.

En octobre 1984, Aldous Huxley envoie une lettre à son ancien élève dans laquelle il se permet de lui lancer une légère pique. D’après lui, sa propre vision sombre de l’avenir, décrite dans Le Meilleur des Mondes, est une prédiction plus précise que celle d’Orwell : « J’ai le sentiment que le cauchemar de Nineteen Eighty-Four est destiné à se moduler en cauchemar d’un monde ayant plus de ressemblance avec celui que j’ai imaginé dans Brave New World. »

Guy de Maupassant détestait la Tour Eiffel

Caricature de l'ingénieur français Gustave Eiffel à côté de la tour Eiffel, à Paris, FranceAujourd’hui, la tour Eiffel est un symbole de Paris et de la France aux yeux du monde entier. Pourtant, le 14 février 1887, soit deux ans avant l’inauguration de la “tour de 300 mètres” (son nom d’origine), ce projet s’est attiré les foudres d’une quarantaine d’artistes et intellectuels. Ensemble, ils publient en première page du journal Le Temps, éminente publication de l’époque, une “Protestation des artistes contre la Tour de M. Eiffel”.

Guy de Maupassant, qui faisait partie des artistes contestataires, n’a jamais accepté la présence de la Tour. Pourtant, après son ouverture, il a souvent déjeuné dans l’un des restaurants du premier étage. Un jour, un journaliste l’a interrogé et il a répondu : « c’est le seul endroit de la ville où je ne la vois pas ».

Reconnaissance des cancres

Comme André Malraux ou Jean Cocteau, Émile Zola n’a jamais obtenu le baccalauréat, diplôme de fin des études secondaires, presque indispensable pour accéder aux études supérieures.

Le plus amusant dans tout ça ? Aujourd’hui, de nombreux lycées, collèges, écoles maternelles et élémentaires portent le nom d’Émile Zola en France et à travers le monde.

Alphonse Daudet, un Provençal à Paris

Le 14 avril 1874, au café Riche à Paris, se tient le premier dîner du « groupe des cinq » réunissant Daudet, Zola, Flaubert, Goncourt et Tourgueniev. D’abord organisés le lundi, puis plus irrégulièrement selon les séjours de Flaubert à Paris, les « dîners des auteurs sifflés » sont l’occasion pour Alphonse Daudet de rejoindre l’élite littéraire de Paris et de nouer des relations de plume.

Que de chemin parcouru pour celui qui, né le 13 mai 1840 à Nîmes dans une famille de petits industriels, subissait les brimades et humiliations dues à sa condition de modeste : « Eh, vous le petit chose… », expression qu’il reprendra pour le titre du roman qu’il publiera en 1868.

L’amitié littéraire qui unissait Zola et Flaubert

Au lendemain de sa disparition le 8 mai 1880, Zola ne peut que pleurer son « bon et grand Flaubert ». « Si j’écrivais jamais mes mémoires, ceci en serait une des pages les plus émues. Je veux réunir mes souvenirs sur Gustave Flaubert, l’ami illustre et si cher que je viens de perdre ». Voilà comment Zola débute son émouvant article quelques mois après la mort de l’auteur de L’Éducation sentimentale.

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Émile Zola et Gustave Flaubert se lient d’amitié en 1869. L’écrivain Zola est « rentré dans son intimité » à Paris, rue Murillo. C’est dans cet appartement qu’avec Alphonse Daudet, il est devenu « un des fidèles de Flaubert ». Flaubert est un écrivain de la génération précédente et aux yeux de Zola, et de bien d’autres, le procès de Madame Bovary en a fait un écrivain non conformiste. Or il découvre « un terrible gaillard, romantique impénitent qui m’étourdissait pendant des heures sous un déluge de théories stupéfiantes ». Zola réalise alors que « L’homme était chez Flaubert inférieur à l’écrivain ».

Plus tard, il est abattu par sa disparition le 8 mai 1880 : « Aucune mort ne pouvait m’atteindre ni me bouleverser davantage ». Il se reconnaît comme son disciple et pleure son « bon et grand Flaubert ». Tout au long de leur amitié, Émile Zola ne cesse d’admirer ce bourreau de travail qui, par souci d’exactitude, menait, avant de prendre la plume, un énorme labeur de documentation.

Que signifient les noms Astérix et Obélix ?

Les célèbres Gaulois Astérix et Obélix portent ces noms pour plusieurs raisons. Le grand-père de Goscinny était un imprimeur-typographe et l’auteur a donc choisi de lui rendre hommage en nommant ses héros avec des signes typographiques.

Le personnage d’Astérix est malin, petit et costaud donc Uderzo a choisi le signe typographique de l’astérisque. Une petite étoile souvent utilisée pour notifier un renvoi en bas de page. Albert Uderzo et René Goscinny ont également opté pour ce prénom parce qu’il commençait par la lettre A, un atout « pour les classements alphabétiques des futures encyclopédies de la bande dessinée ».

Et Obélix dans tout ça ? À l’image de notre irréductible Gaulois, son signe typographique est celui de l’obèle, en forme de dague. Issu du grec obelos, « broche » (à rôtir), ce dernier servait, dans les manuscrits, à signifier un passage douteux.

Guillaume Apollinaire emprisonné pour le vol de la Joconde

Le 21 août 1911, les gardiens du Louvre découvrent que la Joconde, la célèbre peinture de Léonard de Vinci, a disparu. Pendant deux ans, l’affaire va passionner l’opinion.

L’enquête inquiète rapidement le célèbre poète français Guillaume Apollinaire. Il a en sa possession des statuettes et une sculpture que son ami Géry Pieret avait volées au Louvre en 1907. Ce dernier prétend également avoir volé la Joconde et réclame une rançon de 150 000 francs. Apollinaire est alors accusé de complicité de vol par recel et est brièvement emprisonné à la prison de la Santé le 7 septembre 1911.

Guillaume Apollinaire a volé la Joconde !

De son expérience de quelques jours en prison, il a écrit une série de poèmes regroupés sous le titre À la Santé et qui paraissent dans son recueil Alcools (1913).

« Les Fleurs du Mal » devant les juges

En août 1857 s’ouvre devant la 6e chambre du tribunal correctionnel de la Seine le procès de Baudelaire, accusé d’avoir porté atteinte aux codes sociaux et moraux de la société française en publiant Les Fleurs du mal. Ce procès pose, plus de cinquante ans après l’abolition de la censure par la Révolution française, la question des rapports de l’écrivain avec la liberté d’expression.

Le jugement est rendu le jour même et le procès est qualifié de « vite fait, mal fait » par les observateurs de l’époque. Baudelaire et ses éditeurs sont donc condamnés par la justice pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs » et le tribunal ordonne la suppression de six poèmes des Fleurs du Mal.

La seconde édition des Fleurs du mal lui permet d’ajouter de nouveaux poèmes au recueil, mais Baudelaire se sent incompris par le public et rejeté par la société. Il faut attendre la mort du poète, le 31 août 1867, pour que le livre rencontre le succès et soit reconnu comme un chef-d’œuvre.

En 1949, la Cour de cassation annule la condamnation des Fleurs du mal, considérant que les poèmes « ne renferment aucun terme obscène ou même grossier ».

L’imposture des aquarelles du Petit Prince d’Antoine de Saint Exupéry

Ne tournons pas autour du pot de peinture. Les aquarelles qui ornaient la toute première édition du Petit Prince n’étaient pas signées de la main d’Antoine de Saint Exupéry, elles étaient l’œuvre d’un copycat ! Une imposture ? Presque, on vous explique.

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Alors que le conte de Saint Exupéry était déjà disponible aux États-Unis, les éditions Gallimard avaient pour souhait de le publier pour Noël 1945 mais petit hic… les aquarelles originales étaient portées disparues ! Loin de se démonter, les éditeurs font appel à un artisan anonyme pour copier les dessins de l’auteur. Et c’est ainsi que toute une génération de lecteurs a cru que le petit bonhomme aux cheveux d’or était vêtu de bleu alors qu’il était, en réalité, habillé d’une redingote couleur vert d’eau…

Charles Dickens a inventé le cinéma, ou presque 🎬

Charles Dickens est sans aucun doute l’un des auteurs les plus connus de la littérature. Son travail est prisé dans le monde entier et par des lecteurs de toutes les générations. Nous avons tous déjà vu, au moins une fois dans notre vie, les adaptations cinématographiques d’une de ses oeuvres comme Oliver Twist de Roman Polanski ou le Conte de Noël revisité par Jim Carrey.

De l’ère du muet (1912, Oliver Twist, Thomas Bentley), au cinéma hollywoodien (1935, David Copperfield, George Cukor) jusqu’à la comédie musicale (Oliver!, Carol Reed, 1970) et au dessin animé (Oliver et compagnie, George Scribner, 1988), Charles Dickens a toujours, et continue d’inspirer et de nourrir le septième art. Plus de 400 adaptations cinématographiques et télévisées ont déjà vu le jour. Aucun autre auteur n’a été autant retranscrit sur les écrans à ce jour.

De plus, selon une information du mensuel Sight and Sound, Sergeï Einsenstein (Le cuirassé Potemkine, 1926), cinéaste et théoricien du cinéma soviétique, s’est même inspiré des romans de Dickens pour développer sa théorie du montage et du gros plan. Alors, Dickens est-il l’inventeur du cinéma ?

1984 de George Orwell ne devait pas s’appeler 1984

1984 de George OrwellGeorge Orwell avait envisagé plusieurs titres pour son roman dont The Last Man in Europe (Le dernier homme d’Europe), en référence à la solitude qu’il a ressentie au moment de l’écriture de ce livre, isolé sur l’île du Jura, en Écosse. Finalement, son éditeur l’a convaincu d’adopter un titre plus commercial.

Le titre final est une référence au livre de Jack London, Le Talon de Fer. Il est considéré comme la première dystopie moderne et décrit des États-Unis qui ont viré à la dictature fasciste. Asgard, la ville réservée à l’oligarchie, y voit le jour en 1984. Autre clin d’œil, ce livre a été écrit en 1948. Orwell se serait donc amusé à inverser les deux derniers chiffres.

En revanche, contrairement à ce que suggèrent la plupart des éditions étrangères du roman (dont la version française), le titre exact choisi par Orwell est bien Nineeteen Eighty-Four, en toutes lettres.

Hemingway et Fitzgerald, les meilleurs ennemis

Ernest Hemingway, célèbre pour avoir remporté le prix Pulitzer de littérature et F. Scott Fitzgerald, auteur de Gatsby le Magnifique, ont rapidement noué une amitié autour d’un amour commun pour la boisson et l’écriture lors de leur première rencontre à Paris en 1925. Teintée d’admiration partagée, l’amitié ambivalente entre ces romanciers que tout oppose va marquer leur vie.

Hemingway et Fitzgerald

En effet, leur relation a toujours été compliquée à cause de l’aversion profonde d’Hemingway pour Zelda Fitzgerald qu’il décrivait comme une « folle » et une distraction pour l’écriture de son mari. Même si pendant quinze ans, jusqu’à la mort de Fitzgerald en 1940, tous deux vont entretenir une importante correspondance.

Ces deux auteurs s’éloignent notamment à la fin des années 1920, et Hemingway s’en prend plus d’une fois à Fitzgerald dans la presse. En 1937, Fitzgerald se plaint que leur amitié soit pour ainsi dire terminée. Pour ce dernier c’en est trop, il déclare « Nous ne pourrons plus jamais nous asseoir à la même table ».

Pourquoi George Sand s’appelle-t-elle « George Sand » ?

Pourquoi cette femme de lettres, née Amantine Aurore Lucile Dupin de Francueil en 1804, mariée à Casimir Dudevant en 1822, a-t-elle choisi de s’appeler George Sand ?

Ce pseudonyme naît de sa volonté de semer le trouble quant à son identité pour augmenter ses chances d’être publiée dans un univers de l’édition alors résolument masculin. Avec « George Sand », elle abandonne ainsi le nom de son mari au profit de celui de son amant, Jules Sandeau, et prend un prénom qui lui rappelle ses origines. Son étymologie renvoie à la terre, ce qui lui évoque son cher Berry (province de la France de l’Ancien Régime). De plus, peu le savent, mais en français, le prénom George est la forme féminine du prénom masculin qui prend, lui, un S en fin de mot.

Il lui permet de n’être ni une femme ni un homme, mais une plume : « Je n’étais plus une dame, je n’étais pas non plus un monsieur. […] On ne me connaissait pas, on ne me regardait pas, on ne me reprenait pas ». (Histoire de ma vie, 1855).

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Article par Clémence Gléran

Clémence est une bretonne passionnée par la lecture et le bien-être. Grande gourmande et yogi, elle est responsable marketing pour Lireka.