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Littérature et Essais

Histoires littéraires insolites sur nos écrivains français célèbres

À travers des histoires insolites, nous vous dévoilons des récits de la vie d’auteurs célèbres qui ont écrit des chefs-d’œuvre et marqué l’histoire de la littérature française de leur nom. Faits étonnants, anecdotes méconnues et petites curiosités sont au rendez-vous ! Nous espérons vous donner envie de (re)découvrir ces grands noms de la littérature et de la philosophie.

Honoré de Balzac, un gastronome, gourmand et gourmet

Né le 20 mai 1799, Honoré de Balzac est un écrivain, critique littéraire et journaliste français. Pour l’auteur, l’amour des belles lettres et de la gastronomie allaient de pair. Une frugalité exagérée accompagne ses périodes de travail pour laisser place à une voracité démesurée lorsqu’avec le mot « fin » vient la libération tant attendue.

Cette passion pour la gourmandise, il la retranscrit dans ses nouvelles ou ses romans comme dans La peau de chagrin où la vie est symbole d’appétit, dans La Comédie humaine où il cite plus d’une quarantaine de restaurants ou encore dans La Rabouilleuse où l’on réussit une omelette « délicate » en se servant d’un cagnard en porcelaine.

Agatha Christie : Le mystère de sa disparition jamais résolu

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Le 4 décembre 1926, Agatha Christie, célèbre romancière et reine du crime, disparaît. Rapidement, les médias s’emballent et les théories fusent : kidnapping, accident, enlèvement orchestré par son mari, meurtre… Ce sont plus de 1 000 policiers et 15 000 volontaires qui partent à sa recherche. Elle réapparaît onze jours plus tard, inscrite sous un faux nom dans un hôtel et évoque une amnésie soudaine.

Aujourd’hui encore, le mystère autour de cette escapade reste entier. Son histoire a d’ailleurs inspiré, entre autres, Alfred Hitchcock (pour le film The Lady Vanishes) et Gillian Flynn (pour son best-seller Les Apparences).

Boris Vian, une vie de jazz 🎺

Écrivain, compositeur et trompettiste, Boris Vian a vécu toute sa vie au rythme de la musique. Ses parents lui ont d’ailleurs choisi un prénom provenant d’un célèbre opéra : Boris Godounov de Moussorgski, inspiré d’une pièce de Pouchkine. Bref, son destin était tout tracé.

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Rapidement, il écrit des spectacles de cabarets, des pièces de théâtre et opéras, de multiples revues de jazz dont la mythique « Jazz Hot »… Il est également le producteur de nombreux tubes incontournables, comme la bande originale de Miles Davis pour le film Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle. Quand on fait le calcul, on se rend compte qu’on lui doit pas moins de 800 chansons. En 1939, il déclarait à Duke Ellington « Sans le jazz, la vie serait une erreur ! » et on comprend mieux pourquoi !

Reconnaissance des cancres

Comme André Malraux ou Jean Cocteau, Émile Zola n’a jamais obtenu le baccalauréat, diplôme de fin des études secondaires, presque indispensable pour accéder aux études supérieures.

Le plus amusant dans tout ça ? Aujourd’hui, de nombreux lycées, collèges, écoles maternelles et élémentaires portent le nom d’Émile Zola en France et à travers le monde.

Alphonse Daudet, un Provençal à Paris

Le 14 avril 1874, au café Riche à Paris, se tient le premier dîner du « groupe des cinq » réunissant Daudet, Zola, Flaubert, Goncourt et Tourgueniev. D’abord organisés le lundi, puis plus irrégulièrement selon les séjours de Flaubert à Paris, les « dîners des auteurs sifflés » sont l’occasion pour Alphonse Daudet de rejoindre l’élite littéraire de Paris et de nouer des relations de plume.

Que de chemin parcouru pour celui qui, né le 13 mai 1840 à Nîmes dans une famille de petits industriels, subissait les brimades et humiliations dues à sa condition de modeste : « Eh, vous le petit chose… », expression qu’il reprendra pour le titre du roman qu’il publiera en 1868.

L’amitié littéraire qui unissait Zola et Flaubert

Au lendemain de sa disparition le 8 mai 1880, Zola ne peut que pleurer son « bon et grand Flaubert ». « Si j’écrivais jamais mes mémoires, ceci en serait une des pages les plus émues. Je veux réunir mes souvenirs sur Gustave Flaubert, l’ami illustre et si cher que je viens de perdre ». Voilà comment Zola débute son émouvant article quelques mois après la mort de l’auteur de L’Éducation sentimentale.

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Émile Zola et Gustave Flaubert se lient d’amitié en 1869. L’écrivain Zola est « rentré dans son intimité » à Paris, rue Murillo. C’est dans cet appartement qu’avec Alphonse Daudet, il est devenu « un des fidèles de Flaubert ». Flaubert est un écrivain de la génération précédente et aux yeux de Zola, et de bien d’autres, le procès de Madame Bovary en a fait un écrivain non conformiste. Or il découvre « un terrible gaillard, romantique impénitent qui m’étourdissait pendant des heures sous un déluge de théories stupéfiantes ». Zola réalise alors que « L’homme était chez Flaubert inférieur à l’écrivain ».

Plus tard, il est abattu par sa disparition le 8 mai 1880 : « Aucune mort ne pouvait m’atteindre ni me bouleverser davantage ». Il se reconnaît comme son disciple et pleure son « bon et grand Flaubert ». Tout au long de leur amitié, Émile Zola ne cesse d’admirer ce bourreau de travail qui, par souci d’exactitude, menait, avant de prendre la plume, un énorme labeur de documentation.

L’imposture des aquarelles du Petit Prince d’Antoine de Saint Exupéry

Ne tournons pas autour du pot de peinture. Les aquarelles qui ornaient la toute première édition du Petit Prince n’étaient pas signées de la main d’Antoine de Saint Exupéry, elles étaient l’œuvre d’un copycat ! Une imposture ? Presque, on vous explique.

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Alors que le conte de Saint Exupéry était déjà disponible aux États-Unis, les éditions Gallimard avaient pour souhait de le publier pour Noël 1945 mais petit hic… les aquarelles originales étaient portées disparues ! Loin de se démonter, les éditeurs font appel à un artisan anonyme pour copier les dessins de l’auteur. Et c’est ainsi que toute une génération de lecteurs a cru que le petit bonhomme aux cheveux d’or était vêtu de bleu alors qu’il était, en réalité, habillé d’une redingote couleur vert d’eau…

Charles Dickens a inventé le cinéma, ou presque 🎬

Charles Dickens est sans aucun doute l’un des auteurs les plus connus de la littérature. Son travail est prisé dans le monde entier et par des lecteurs de toutes les générations. Nous avons tous déjà vu, au moins une fois dans notre vie, les adaptations cinématographiques d’une de ses oeuvres comme Oliver Twist de Roman Polanski ou le Conte de Noël revisité par Jim Carrey.

De l’ère du muet (1912, Oliver Twist, Thomas Bentley), au cinéma hollywoodien (1935, David Copperfield, George Cukor) jusqu’à la comédie musicale (Oliver!, Carol Reed, 1970) et au dessin animé (Oliver et compagnie, George Scribner, 1988), Charles Dickens a toujours, et continue d’inspirer et de nourrir le septième art. Plus de 400 adaptations cinématographiques et télévisées ont déjà vu le jour. Aucun autre auteur n’a été autant retranscrit sur les écrans à ce jour.

De plus, selon une information du mensuel Sight and Sound, Sergeï Einsenstein (Le cuirassé Potemkine, 1926), cinéaste et théoricien du cinéma soviétique, s’est même inspiré des romans de Dickens pour développer sa théorie du montage et du gros plan. Alors, Dickens est-il l’inventeur du cinéma ?

1984 de George Orwell ne devait pas s’appeler 1984

1984 de George OrwellGeorge Orwell avait envisagé plusieurs titres pour son roman dont The Last Man in Europe (Le dernier homme d’Europe), en référence à la solitude qu’il a ressentie au moment de l’écriture de ce livre, isolé sur l’île du Jura, en Écosse. Finalement, son éditeur l’a convaincu d’adopter un titre plus commercial.

Le titre final est une référence au livre de Jack London, Le Talon de Fer. Il est considéré comme la première dystopie moderne et décrit des États-Unis qui ont viré à la dictature fasciste. Asgard, la ville réservée à l’oligarchie, y voit le jour en 1984. Autre clin d’œil, ce livre a été écrit en 1948. Orwell se serait donc amusé à inverser les deux derniers chiffres.

En revanche, contrairement à ce que suggèrent la plupart des éditions étrangères du roman (dont la version française), le titre exact choisi par Orwell est bien Nineeteen Eighty-Four, en toutes lettres.

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Article par Clémence Gléran

Clémence est une bretonne passionnée par la lecture et le bien-être. Grande gourmande et yogi, elle est responsable marketing pour Lireka.

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